Skip to main contentSkip to footer

«‎ Les Parpaillots »

Histoire de l’association

L’association « Son et Lumière en Cévennes », créée en juin 2018 a pour objectif de produire des spectacles vivants (son et lumière) de façon pérenne afin de valoriser et promouvoir le patrimoine historique, culturel et social du bassin Alésien et du pays cévenol.

En juillet 2017 une première édition du spectacle « De Luther à Luther King » a rencontré un vif succès auprès du public.

Trois soirées de représentations jouées, sur un lieu hautement symbolique et chargé d’émotions : le Musée du Désert à Mialet ; à guichets fermés, suscitant de nombreux regrets chez tous ceux qui n’ont pu y assister faute de places. Une nouvelle édition a alors été programmée.

La crise du Covid aurait pu éteindre la flamme elle n’a pu que retarder l’échéance : 16, 17, 18 juillet 2021, une seconde édition « De Luther à Luther King » a vu le jour.

Plus de 2000 personnes, enchantées, ont à nouveau assisté à un spectacle grandiose. Donner du plaisir, de l’émotion, encourager le lien social et le vivre-ensemble, favoriser la solidarité et l’équité en fédérant très largement la population locale, telles sont les ambitions de notre association.

Car au-delà de la liberté de conscience, c’est d’abord un message d’humanité de tolérance d’ouverture à l’autre que porte ce projet.

Ensemble, continuons, pour que vive et se diffuse la richesse humaine et patrimoniale de notre territoire.

L’ÉQUIPE

Artistes derrière le spectacle “Exils”

Pourquoi les Parpaillots ?

Pour la plupart des Cévenols, un parpaillot désigne avant tout un protestant. C’est une manière familière de les nommer, que l’on soit protestant ou non. Mais l’origine de ce mot est bien plus ancienne et plus riche que l’on pourrait l’imaginer.

On retrouve sa trace dès le XIIᵉ siècle, dans le parler occitan comme dans le nord de l’Italie, soit bien avant la Réforme de 1517. Plusieurs formes existent : parpaillot, parpalho, parpaillot. Ce terme traverse ainsi les siècles, chargé d’histoire et de sens.

Longtemps, parpaillot fut un mot de stigmatisation. Il servait à se moquer, à discréditer, à marquer d’infamie. Pourtant, avec le temps, ceux qu’il visait se le sont réapproprié. Aujourd’hui, il est devenu un surnom presque affectueux, porteur d’identité et de fierté.

Une première origine possible renvoie à Jean-Perrin Parpaille, partisan des calvinistes, décapité à Avignon en 1562. Être appelé parpaillot, c’était alors courir un réel danger.

Mais l’explication la plus poétique — et la plus répandue — fait dériver le mot de parpaglione, parpalhon : le papillon. Symbole de liberté, il vole de fleur en fleur, affranchi des carcans. Cette image aurait servi à désigner la liberté de pensée des protestants, perçue comme une infidélité aux dogmes établis.

C’est cette signification que nous avons choisie.

Être Parpaillot, pour nous, c’est revendiquer la liberté de conscience, le droit de respirer, de penser, de créer, de rencontrer l’autre sans haine ni enfermement. C’est préférer la richesse de la diversité à la peur de la différence.

On pourrait ainsi dire que si beaucoup de protestants se reconnaissent parpaillots, tous les parpaillots ne sont pas forcément protestants.

Car au fond, être parpaillot, c’est avant tout un état d’esprit.